Paru dans le journal: Haute Provence Info ( 1ier février 2008 )

 

Du sable plein les yeux…

Et des rêves plein les pages

Depuis quelques jours, les amateurs de contes et nouvelles peuvent trouver en librairie un petit recueil intitulé Du sable…plein les yeux… de Claude Impératori. Une invitation au rêve, mais aussi à se laisser emporter par un regard parfois sans complaisance sur le monde contemporain.

Dès les premières pages, vous êtes bercés par le rythme de l’écriture. Un peu trop parfois. Le contenu vous échappe tout d’abord. Les mots avant tout. Puis l’histoire revient à vous. Et vous vous trouvez plongés dans un univers onirique où se mêlent politique et science-fiction, conte de Noël et fable réaliste. Le point commun entre tous les personnages qui se cèdent à tour de rôle la place au fil des pages ? Le monde arabe.
Claude Impératori a vécu 20 ans en Tunisie, dans les années 70 et 80. Berceau des 1001 nuits, peut-on imaginer plus adapté que ces pays de sable pour inviter à la rêverie ?

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. « je cherche à faire partager une émotion », explique simplement cet ancien professeur de mathématiques qui avoue d’ailleurs avoir usé de ses talents de conteur pour rendre plus accessible à ses élèves cette discipline ô combien réputée pour être indigeste. Le résultat en est un florilège d’historiettes tendres parfois loufoques, comme Cadeau… Cadeau, littéralement une histoire de fous, ou engagés, comme Les yeux bleus, qui décrit les derniers instants d’un jeune kamikaze palestinien. Un engagement qui se veut pour autant apolitisé.

« J’essaie de dénoncer des injustices, mais pas sur un ton politique. Ca ne me correspond. Je reste un rêveur. »

Le prochain ouvrage de Claude Impératori sera également un recueil de nouvelles. Réunies sous le titre Les 12 coups, elles se situeront cette fois dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Mais pour l’heure, les lecteurs intéressés peuvent se procurer Du sable… plein les yeux… dans les librairies de Forcalquier, Banon, Manosque, ainsi qu’à la maison de la presse de Digne-les-Bains.

St.M